Nos métiers

La tonte des moutons

Ardelaine collecte les laines de 200 éleveurs situés principalement en Ardèche et Haute Loire (et en Allier). La tonte a lieu au printemps. Chaque année, les tondeurs d’Ardelaine vont de ferme en ferme avec leur matériel.

Ils tondent selon une méthode qui permet de « déshabiller » le mouton en 3 minutes environ. Le mouton est amené au tondeur et celui-ci fait une suite de « passes » sur le corps de l’animal avec sa tondeuse.

Le tondeur fait aussi le tri des laines selon la longueur de la fibre et la propreté. Ce classement permet d’orienter les laines vers la literie ou le filage.

Les éleveurs signent notre charte qualité qui garantit l’absence de traitements chimiques sur la toison. Ils ont la possibilité d’être payés en numéraire selon la qualité, ou en bons d’achat Ardelaine. Dans le cas de bons d’achat, le prix est réévalué. Ardelaine a mis en place une relation privilégiée avec les éleveurs, dans l’esprit d’un commerce équitable. Après la tonte, toutes les laines sont rassemblées pour être ensuite lavées chez notre partenaire dans le nord de l’Italie (il n’existe plus en France de laverie écologique).

Le cardage

Avant tout usage, les laines doivent être démêlées. On appelle cette opération, le cardage : elle est réalisée en passant la laine dans des rouleaux garnis de brosses plus ou moins fines.
Le premier cardage : la laine passe dans des rouleaux garnis de grosses dents. Il prépare le garnissage de laine pour les matelas. Il suit l’ouvraison, opération destinée à ouvrir la toison et la ventiler pour la débarrasser des végétaux et des poussières.
Le dernier cardage aligne les fibres pour réaliser un voile de laine qui se superpose en constituant une sorte de « nappe de laine ». Cette nappe sera utilisée pour garnir les couettes et les oreillers.
Nos machines à carder sont des machines anciennes, un véritable patrimoine ! Elles ont été remises à neuf (courroies, garnitures) et fonctionnent grâce au savoir de Pierre Tissier, notre génie de la mécanique !

La fabrication des matelas

Pour confectionner un matelas, la laine est disposée sur un coutil de coton* en répartissant les fibres sur toute la surface. Un deuxième coutil est posée par dessus et assemblé à l’aide d’une machine à coudre spéciale. Toutes les autres opérations sont manuelles : la pose des « bouffettes » en piquant à intervalles réguliers à travers le matelas et en serrant un nœud autobloquant sur une sorte de pompon. Pour les matelas tradition, des « bourrelets » sont cousus sur le pourtour en attrapant un peu de laine tout le long du matelas.
Le travail est artisanal et nos compétences sont issues de nombreuses années d’expérience.

*nous proposons pour nos coutils du coton conventionnel ou du coton issu de l’agriculture biologique, au choix.

La confection d’articles de literie

Pour confectionner les articles de literie tels que les couettes, les oreillers, les articles pour les tout-petits,… nous utilisons notre laine, cardée finement, et du coton bio*.
Dans la couette, la laine est maintenue par des bouffettes, permettant une répartition homogène de la matière. Certains articles sont piqués, comme les surmatelas, les sacs de couchage ou les turbulettes.
La fabrication est artisanale, le travail soigneux, permettant de respecter entièrement les qualités de la laine, indispensables pour un meilleur sommeil : douceur, confort, régulation de l’humidité et de la chaleur.

* Un coton bio, mais pas n’importe lequel…

Nous avons choisi un coton issu de l’agriculture biologique en cohérence avec nos exigences concernant notre laine. La culture du coton est une des plus polluante de la planète, par conséquent le choix du coton biologique s’impose. Le choix du fournisseur est également en accord avec notre éthique : les critères de transparence (visite des cultures et des ateliers), de qualité de vie au travail, de prise en compte des questions sociales ont été déterminants. Notre coton bio vient d’Égypte. L’entreprise SEKEM qui gère cette production a impulsé une prise de conscience du gouvernement égyptien, avec notamment une réduction de près de 90% de l’épandage de pesticides par avion. Son fondateur a reçu en 2003 le prix Nobel alternatif suédois (Right Livehood Awards).

La confection des vêtements

Les vêtements d’Ardelaine sont créés et confectionnés dans notre atelier situé à Valence. Là, les modèles sont imaginés : choix de la maille, des couleurs, de la coupe…et les patrons réalisés.
Ensuite, le fil choisi est confié à notre atelier de Roanne où il sera tricoté sur des machines rectilignes ou circulaires.

Les panneaux tricotés sont ensuite coupés et cousus pour réaliser les modèles. Chaque année, notre collection s’enrichit de nouvelles créations.

La maîtrise de ces métiers à une échelle non industrielle, dans un contexte national de destructuration et délocalisation massive du textile en raison du coût de la main d’œuvre est une véritable résistance !

Pour les métiers que nous ne maîtrisons pas totalement nous-même, comme les opérations de filature et teinture, nous travaillons avec un partenaire depuis une trentaine d’années. Un effort particulier de recherche a été fait ces dernières années pour développer les teintures végétales.

La commercialisation

Ardelaine, dans l’esprit des « circuits-courts » a choisi la commercialisation directe aux particuliers.
La vente est pour nous une rencontre avec nos clients, qui tout au long de notre histoire ont su aussi nous conseiller.
Elle se fait :
– sur place dans notre boutique, située à St Pierreville sur le lieu de la fabrique (où des prix préférentiels sont pratiqués)
– à distance, avec le catalogue de vente par correspondance, notre boutique en ligne et par téléphone.
– sur les salons et foires (bio) dans toute la France et en Belgique.
Certains de nos produits sont diffusés aussi dans quelques boutiques de produits bio.
La vente a une place importante dans nos activités. Certains salariés sont spécialisées sur ce métier, pour d’autres c’est une activité saisonnière ou ponctuelle.

La culture et la pédagogie

En découvrant la richesse de l’histoire et des savoir-faire qui entourent la laine, nous avons eu à cœur de les partager en créant un musée de la laine. Nous l’avons conçu comme un parcours participatif accompagné par un guide, avec des démonstrations et des spectacles.
Pour transmettre les techniques à ceux qui veulent apprendre à filer, feutrer, etc. nous animons des ateliers pour enfants et pour adultes.
Nous organisons aussi des évènements festifs où toute l’entreprise se mobilise au printemps pour la « fête de la tonte » et l’été pour la « fête de la laine »
Notre librairie est aussi un lieu culturel de choix avec un fonds sélectionné sur les thématiques en lien avec notre travail : textile, patrimoine, Ardèche, écologie, économie sociale, alimentaire…
Au delà de la laine, c’est aussi l’ensemble de la démarche d’Ardelaine que nous transmettons lors d’animations à destination de scolaires et universités : développement local, économie sociale, écologie, coopération et territoire etc. et lorsque nous sommes sollicités pour des conférences.

Administration, gestion, communication …

Comme toute entreprise, nous avons un service comptabilité/gestion, un service communication (commerciale et culturelle), un service richesses humaines et un service recherche et développement.
Notre coopérative, en tant que SCOP SA est administrée par un Conseil d’administration de 16 membres : Meriem Fradj, Béatrice Barras, Christine Hubac, Françoise Milani, Gérard Barras, Julien Valade, Claire Trotignon, Nadia Zaafouri, Nathalie Tironneau, Pierre Tissier, Tanja Wolf, Jean-Louis Devignard, Jean-Marc Gaudillet, Joëlle Dumousseau, Sylvie Liange, Cécile Perradin.
Ceux-ci ont élu la Présidente : Meriem Fradj et la Directrice Générale : Tanja Wolf, qui a nommé des directrices déléguées : Administration et gestion Christine Hubac, Accueil sur le site Françoise Milani, Communication Commerciale Nadia Zaafouri.