Notre histoire

La genèse

« Quand nous avons découvert que les éleveurs ardéchois jetaient leur laine parce qu’ils ne trouvaient plus d’acheteur et que la dernière filature du département tombait en ruines… on a eu envie de réagir et de prouver qu’une alternative était possible! »

1972-1982 Entre ce moment et le démarrage de l’entreprise, il faudra une dizaine d’années pour réhabiliter les bâtiments, apprendre les métiers, constituer une équipe solidaire en mutualisant les moyens et les compétences…

Gérard Barras l’architecte, Catherine Chambron la gestionnaire, Pierre Tissier le mécanicien, Simone Tissier l’institutrice, Béatrice Barras l’orthophoniste, Pierre Cutzach l’agriculteur et Frédéric Jean le compagnon du devoir en sont les principaux « oeuvriers », soutenus par de nombreux autres bénévoles.

Cette aventure est racontée dans « Moutons rebelles, Ardelaine la fibre développement local » Béatrice Barras, éditions REPAS

Les débuts

1982-1991 La coopérative Ardelaine est créée en 1982. Elle a pour projet de restructurer la filière laine locale de la tonte des moutons à la commercialisation des produits finis, en utilisant des procédés respectueux de l’environnement.

Nous fabriquons des matelas, des couettes, des oreillers garnis de laine, puis dès 1986 nous créons une gamme de vêtements dans notre atelier de Valence.

Dans l’esprit des « circuits courts » nous faisons le choix de la vente directe aux particuliers : vente sur place, sur les foires et salons bio et par correspondance. Pour développer l’entreprise, nous étendons notre commercialisation aux « salons bio » européens.

En 1990 nous sommes 12  salariés, mais à ce stade nous nous réinterrogeons sur notre projet et décidons d’arrêter l’export pour recentrer nos activités sur notre site…

La création des activités touristiques

1991-2000 Nous créons alors un musée de la laine qui propose aux visiteurs un parcours de découverte : tonte, cardage, filage, tissage, tricotage, feutrage n’ont plus de secret pour eux ! Ce projet est un succès et attire plus de 20 000 visiteurs par an dans le village. Les ventes augmentent et la coopérative investit pour créer de nouveaux bâtiments pour la production. Fin 2000, elle rassemble 23 salariés (ETP). En 2001 le musée s’enrichit d’un nouveau parcours muséographique sur le thème de l’industrialisation du travail de la laine…la force hydraulique, le temps des manufactures, invention des premières machines… comment en sommes-nous arrivés au monde d’aujourd’hui ?

Cap sur l’accueil du public, la culture et le secteur alimentaire

2000-2016 La dynamique se poursuit, nous diversifions et améliorons nos produits, nos conditions de travail et la relation à nos clients. Ardelaine regroupe de nouveaux associés et crée un réseau de clients solidaires. Nous décidons d’investir dans un grand projet pour renforcer l’attractivité de notre site et développer des activités complémentaires au profit du territoire : Ardelaine construit un nouveau bâtiment qui abrite un café- librairie, un restaurant et une conserverie. En 2016, ses activités occupent 40 salariés (ETP).

2010… Les nouveaux projets créés en périphérie d’Ardelaine autour de la question alimentaire font naître de nouveaux emplois.

En 2017, plus de 60 personnes travaillent sur le site, qui est devenu une véritable ruche d’activités diversifiées autour de la valorisation des ressources locales. C’est dans cet esprit qu’Ardelaine s’affirme aujourd’hui comme une « coopérative de territoire ».

Aujourd’hui elle est heureuse de constater que son action, avec celle des collectivités publiques et d’autres entrepreneurs crée une vraie dynamique locale qui offre aux habitants des emplois, des services et une qualité de vie bien appréciable.

C’est ainsi qu’au fil de la laine et au fil des jours se tisse une économie dont l’objectif est de faire société.